Editorial de l'Info-Flash 207 (Janvier - Février 2012)

Chers Amis,

Au nom du Bureau et du Conseil d’Administration de l’UNIA, ainsi qu’en mon nom personnel, je voudrais vous souhaiter, comme à tous ceux qui vous sont chers, une excellente nouvelle année. C’est d’ailleurs les voeux que je formule plus globalement pour notre belle association, en espérant que l’année 2012 soit exempte, autant que faire se peut, des remous qu’elle a rencontrés dernièrement, soit par manque de places dans des salles devenues trop petites par une hausse de fréquentation que nous n’avons pu anticiper, soit en raison d’annulations dont la responsabilité ne nous incombe nullement. Je veux être clair et entendu sur ces épineuses questions.

Depuis tant d’années que nous recherchons des salles qui doivent répondre pour nous à deux impératifs : être disponibles à des dates échelonnées sur toute l’année universitaire et être de capacités suffisantes pour recevoir le nombre d’étudiants prévus, nous avons fait largement le tour du problème. Notre planning est tenu pour les conférences qui rassemblent moins de 300 participants, et nous disposons de quelques disponibilités de salles, toujours aléatoires du reste, au cas où un enseignement serait mieux suivi d’une année sur l’autre. C’est ainsi que nous disposons, cette année, de la salle du Musée d’Art Moderne et Contemporain et qu’à l’étroit pour les conférences de Jean-Marc Giaume et de Jean Emelina à l’Espace Garibaldi, en cours d’année, nous avons obtenu par miracle de les transférer dans une salle du Palais de la Méditerranée. Certes, quelques étudiants n’ont pas épisodiquement trouvé de place. J’en suis affecté plus que l’on ne croit, mais chacun peut mesurer que nous avons rapidement trouvé des solutions.

Le point noir porte sur les salles de plus de 500, voire 600 places, dont nous avons besoin pour quelques conférences particulièrement suivies. La difficulté redouble, lorsque l’unique salle répondant à ce critère fait défaut et qu’elle est remplacée par une autre salle un peu plus petite. Ce qui a été le cas pour les conférences de mes collègues Christian Loubet et Yvan Gastaut. Le cinéma des Variétés n’est pas le Centre Universitaire Méditerranéen, il s’en faut d’une petite centaine de places. Là encore, quelques participants n’ont pu trouver de place. Restait le Centre National de Musique, plus grand que le CUM, et qui était disponible jusqu’à la réouverture de ce dernier en janvier. Je précise que cette disponibilité était exceptionnelle afin d’en palier la fermeture et que jamais, par le passé, nous n’avons pu accéder au Conservatoire de Musique. Le comble est alors atteint, et la difficulté insurmontable, quand le Conservatoire, pour une grande conférence prévue le 30 novembre, nous informe la veille à 9h30 du matin que l’auditorium, que nous avions retenu depuis plusieurs semaines et auquel nous devions accéder à 9h le lendemain, n’est plus disponible. Chacun reconnaîtra qu’en un temps record, entre les mails et les SMS, nous avons prévenu la plupart de nos adhérents.

Evidemment, certains d’entre eux n’ont pas bien pris la chose. Mais, qu’il me soit permis de répondre à quelques griefs : n’avez-vous pas de contrat ferme avec les bailleurs de salles ? Outre qu’une action en justice ne règle pas le désordre immédiat, je signale que dans tous les contrats que nous signons, les bailleurs, tant privés que publics, introduisent une clause d’annulation. Ne pouvez-vous pas dédoubler les conférences ? Nous n’avons plus guère de créneaux pour le faire, l’emploi du temps de la semaine comportant peu de créneaux horaires disponibles, et par le passé, toute tentative de dédoublement n’a fait qu’ajouter au désordre. Pourquoi acceptez-vous plus d’inscriptions si vous ne pouvez donner une place à chacun ? Ceux qui assistent à nos Bureaux savent que nos effectifs restent stables et que cette année, nous ne dépasserons les effectifs de l’année dernière que d’une petite dizaine d’adhérents supplémentaires !

Voilà quelques explications qui n’ont d’autre but que de permettre à chacun de se faire une plus juste idée des difficultés que rencontre l’UNIA. J’ajoute qu’à Nice, ces difficultés sont pour nous endémiques. Nice manque de salles, et nous avons un impérieux besoin du CUM. Sans lui, point de salut. C’est la seule salle de 600 places qui nous soit accessible. Nous sommes d’ailleurs la seule association à y être présente tout au long de l’année, les mois d’été compris, avec l’accord bienveillant de la Mairie. Alors, tout en pestant contre l’impuissance à laquelle nous sommes réduits, tout en répétant bien haut que nous avons besoin du CUM, ne nous gâchons pas le plaisir de ces moments de bonheur studieux que nous partageons avec des professeurs exceptionnels et des étudiants merveilleux. La vie d’une association est un long combat, que l’on ne peut gagner si l’on se morfond dans l’adversité. A toutes et à tous, bonne et excellente année !

Jean-Michel GALY, Président de l’UNIA

Université de Nice Inter-Ages

 

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